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Facture Électronique, cycle de vie : Faudra cliquer !

Le cycle de vie d’une facture, tel que défini dans le chapitre 3.6.4 du dossier de spécifications externes (v2.4), est un dispositif central dans la réforme de la facturation électronique. Il permet à l’ensemble des acteurs (fournisseurs, acheteurs, plateformes de dématérialisation partenaires, portail public de facturation et administration fiscale) de suivre et de contrôler, de façon partagée et transparente, l’évolution d’une facture depuis son dépôt jusqu’à son encaissement.

Pourquoi un cycle de vie bien défini ?

  • Suivi complet du traitement
    Chaque étape de la vie d’une facture est enregistrée pour garantir que tous les intervenants connaissent précisément son statut à un instant donné. Cela permet, par exemple, de savoir si la facture a été correctement déposée, transmise, reçue ou si elle a rencontré un problème lors des contrôles.
  • Interopérabilité et traçabilité
    Le cycle de vie utilise un format structuré pour transmettre les statuts à l’administration fiscale. Cette normalisation assure que les données échangées sont compréhensibles et utilisables par tous les systèmes impliqués dans le processus.
  • Qualité de service et respect des délais
    Le suivi du cycle de vie garantit également que le traitement des factures se fait dans un ordre chronologique et conforme aux règles établies. Cela facilite le pré-remplissage des déclarations de TVA et permet d’identifier rapidement les anomalies à corriger.

Les deux niveaux de statuts

Le cycle de vie d’une facture se compose de deux ensembles de statuts :

  1. Le socle de statuts obligatoires
    Ces statuts sont essentiels pour l’administration fiscale et pour assurer la traçabilité du traitement. Ils comprennent, par exemple, le dépôt initial de la facture (code 200), le refus ou l’acceptation complète (codes 210 et 212) et la détection d’anomalies (code 213).
  2. Le socle de statuts facultatifs
    Ces statuts, bien que non transmis à l’administration fiscale, offrent une vision plus fine du processus interne et facilitent la communication entre les partenaires. Ils détaillent par exemple l’émission par la plateforme (code 201), la réception (code 202), la mise à disposition pour l’acheteur (code 203) ou encore la prise en charge par le destinataire (code 204).

La séquence des statuts

Pour illustrer le déroulement du cycle, voici un aperçu pédagogique des différentes étapes :

  • Code 200 – « Déposée » (Obligatoire)
    La facture est initialement transmise par le fournisseur à sa plateforme d’émission (PDPe). Cette étape atteste que la facture a été contrôlée (sur le plan technique et applicatif) et qu’elle est conforme aux exigences réglementaires.
  • Code 201 – « Emise par la plateforme » (Facultatif)
    La plateforme d’émission informe qu’elle a transmis la facture à la plateforme de réception (PDPr) de l’acheteur.
  • Code 202 – « Reçue par la plateforme » (Facultatif)
    La plateforme de réception confirme avoir bien reçu la facture.
  • Code 203 – « Mise à disposition » (Facultatif)
    La facture est rendue accessible à l’acheteur via la plateforme de réception.
  • Code 204 – « Prise en charge » (Facultatif)
    L’acheteur accuse réception de la facture, indiquant ainsi son engagement à la traiter.
  • Code 205 – « Approuvée » (Facultatif)
    L’acheteur valide l’intégralité de la facture, signifiant que celle-ci est conforme à ses attentes.
  • Code 206 – « Approuvée partiellement » (Facultatif)
    Dans certains cas, l’acheteur peut accepter seulement une partie de la facture, indiquant ainsi une approbation partielle.
  • Code 207 – « En litige » (Facultatif)
    Si le destinataire rencontre des désaccords ou des erreurs sur certains éléments, il peut signaler un litige.
  • Code 208 – « Suspendue » (Facultatif)
    Le traitement de la facture est mis en pause, souvent en attente de pièces justificatives complémentaires.
  • Code 209 – « Complétée » (Facultatif)
    Le fournisseur peut apporter des éléments complémentaires (par exemple, des justificatifs) afin de lever un litige ou de compléter une information manquante.
  • Code 210 – « Refusée » (Obligatoire)
    Lorsque l’acheteur rejette la facture dans son intégralité, ce statut est appliqué, indiquant une non-conformité majeure ou une anomalie critique.
  • Code 211 – « Paiement transmis » (Facultatif)
    Ce statut permet de signaler que le paiement a été initié, soit par l’acheteur, soit par le fournisseur dans le cadre d’un remboursement.
  • Code 212 – « Encaissée » (Obligatoire)
    Il s’agit d’une étape clé, indiquant que le fournisseur a perçu le paiement, que ce soit partiel ou total, et que la transaction financière est confirmée.
  • Code 213 – « Rejetée » (Obligatoire)
    Lorsqu’un ou plusieurs contrôles fonctionnels détectent une anomalie dans la facture, celle-ci est rejetée pour correction. Ce sont les PDP de l’émetteur ou du récepteur qui peuvent générer ce statut

En résumé

Le cycle de vie d’une facture électronique est donc un processus structuré qui permet :

  • De garantir une transparence totale dans le traitement des factures,
  • D’assurer la conformité réglementaire en transmettant des statuts obligatoires,
  • D’offrir des informations détaillées via des statuts facultatifs pour améliorer la gestion interne et la communication entre partenaires.

Et donc, toutes les factures devront, a minima, respecter les cycle de vie minimum.

Cela signifie qu’il faudra, d’une manière ou d’une autre confirmer que vous avez encaissé (code 212), même partiellement, votre facture.

Ce sont les PDP qui pourront proposer, ou pas, les cycles « recommandés », à leurs clients.

e-Invoicing et e-Reporting

Dans notre monde numérique, de plus en plus d’entreprises abandonnent les paperasses pour se tourner vers des solutions digitales. La facturation, autrefois synonyme de piles de papiers et de démarches complexes, se digitalise pour devenir plus simple, plus rapide et surtout plus transparente.

Essayons d’expliquer en toute simplicité deux concepts souvent confondus : l’e-invoicing et l’e-reporting.
(sans se demander pourquoi c’est en anglais)

Même si vous n’êtes pas expert en comptabilité, vous verrez comment ces outils vont transformer, de gré ou de force, la gestion des factures et des transactions, facilitant ainsi le quotidien des entreprises et le contrôle fiscal…

Qu’est-ce que l’e-invoicing ?

L’e-invoicing (la facture électronique) correspond à l’obligation, imposée par le Code général des impôts, d’émettre, de transmettre et de recevoir des factures sous format électronique pour toutes les transactions domestiques entre assujettis à la TVA.

L’e-invoicing va bien au-delà de l’envoi d’un simple PDF. C’est un véritable processus de facturation électronique structuré qui permet de créer, transmettre et gérer les factures de façon automatisée et sécurisée. Plutôt que de numériser un document papier, l’e-invoicing intègre toutes les données réglementaires indispensables – comme le montant, la date, le numéro de facture, les taux de TVA et bien d’autres informations – dans un format standardisé (tel que l’UBL ou le CII).

Grâce à ce format structuré, chaque facture est automatiquement vérifiée par des contrôles techniques et fonctionnels, ce qui réduit considérablement les risques d’erreurs et facilite la gestion comptable. De plus, le système enregistre tout le cycle de vie de la facture : son émission, sa réception, sa validation, le suivi des paiements et même le traitement des éventuelles réclamations. Ce suivi complet permet non seulement d’améliorer la transparence, mais aussi d’accélérer les délais de traitement et de paiement.

Grâce à ce dispositif, les factures sont non seulement créées et envoyées de manière sécurisée, mais leurs données sont également extraites et transmises directement à l’administration fiscale via le Portail Public de Facturation (PPF), garantissant ainsi une conformité et une interopérabilité optimales entre tous les acteurs.

En résumé, l’e-invoicing modernise la facturation en remplaçant la traditionnelle facture papier par un échange de données riche et sécurisé, répondant aux exigences strictes de l’administration fiscale tout en simplifiant la vie des entreprises.

Le format Factur-x est un format qui a une face « lisible par les humains » et une face « pour les machines » . C’est un PDF spécial qui contient les 2 formats.

Les formats UBL et CII, eux, ne sont que pour des machines.

Qu’est-ce que l’e-reporting ?

Contrairement à l’e-invoicing qui gère la transmission des factures électroniques, l’e-reporting se concentre uniquement sur les données relatives aux transactions et aux paiements – et non sur la facture elle-même. Il s’agit d’un dispositif obligatoire qui impose aux entreprises de transmettre, dans un format structuré, toutes les informations sur leurs opérations commerciales (livraisons de biens, prestations de services) et sur les paiements effectués.

Par exemple, dans le cadre d’opérations B2C (Business-to-Consumer), une entreprise peut réaliser des ventes directement aux consommateurs sans toujours émettre une facture individuelle pour chaque transaction. Grâce à l’e-reporting, ces ventes sont néanmoins rapportées à l’administration fiscale via un ensemble de données détaillées sur les transactions et les encaissements. De même, pour des transactions B2B internationales, l’e-reporting permet de déclarer de manière normalisée les échanges entre entreprises situées à l’étranger, assurant ainsi une traçabilité complète des paiements et facilitant le contrôle fiscal sur des opérations transfrontalières.

En résumé, l’e-reporting offre à l’administration fiscale une vision globale et en temps réel de l’activité commerciale des entreprises en se focalisant sur les transactions et les paiements, renforçant ainsi la transparence et la lutte contre la fraude.

Conclusion

L’e-invoicing, c’est la facturation électronique : on crée, envoie et gère les factures de manière numérique avec toutes les infos nécessaires (montants, TVA, etc.). L’e-reporting, lui, ne s’intéresse pas aux factures, mais aux données sur les transactions et les paiements – par exemple, le suivi des ventes aux particuliers ou des échanges internationaux entre entreprises. En gros, l’e-invoicing concerne le document de facturation lui-même, tandis que l’e-reporting compile les données de vos opérations et encaissements pour un meilleur contrôle de la fiscalité de votre entreprise.